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	<title>Max-Pol Fouchet</title>
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	<description>Max-Pol Fouchet - Po&#232;te, romancier, essayiste, critique litt&#233;raire, musical, historien de l'art, ethnologue, homme de radio et de t&#233;l&#233;vision.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Max-Pol Fouchet</title>
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		<title>Les Peuples Nus</title>
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		<dc:date>2008-12-03T18:10:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Marianne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 50, Max-Pol Fouchet se rend &#224; plusieurs reprises en Afrique noire et &#224; Madagascar. De ces s&#233;jours na&#238;t le livre Les Peuples Nus paru en 1953 aux &#233;ditions Buchet-Chastel ; r&#233;&#233;dit&#233; en 1981, avec une pr&#233;face d'Yves Coppens, dont voici quelques extraits : &lt;br class='autobr' /&gt;
Par la peau, par les yeux, par tous les sens r&#233;unis ou s&#233;par&#233;s, par le coeur et par le corps, ce livre fait plonger irr&#233;m&#233;diablement au fond de l'&#226;me d'un continent ; autant que de le lire, de tout son &#234;tre il faut le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://maxpolfouchet.com/Textes" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 50, Max-Pol Fouchet se rend &#224; plusieurs reprises en Afrique noire et &#224; Madagascar. De ces s&#233;jours na&#238;t le livre &lt;i&gt;Les Peuples Nus&lt;/i&gt; paru en 1953 aux &#233;ditions Buchet-Chastel ; r&#233;&#233;dit&#233; en 1981, avec une pr&#233;face d'Yves Coppens, dont voici quelques extraits :
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par la peau, par les yeux, par tous les sens r&#233;unis ou s&#233;par&#233;s, par le coeur et par le corps, ce livre fait plonger irr&#233;m&#233;diablement au fond de l'&#226;me d'un continent ; autant que de le lire, de tout son &#234;tre il faut le respirer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais qu'on ne se m&#233;prenne pas, cette oeuvre impressionniste, de couleur et de sons, de relief et de mouvement, contient aussi interviews et observations qui ont valeur de documents &#8230; bien au-del&#224; de l'Afrique, si gaie, si digne, si g&#233;n&#233;reuse, Max-Pol Fouchet, plein d'amour et d'honn&#234;tet&#233;, chante l'Homme, les Hommes, la Libert&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons souhait&#233; accompagner le texte int&#233;gral du livre par un avertissement au lecteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous aurez, en lisant la suite, la possibilit&#233; de t&#233;l&#233;charger les versions int&#233;grales des deux documents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
AVERTISSEMENT&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_222 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://maxpolfouchet.com/IMG/jpg/les-peuples-nus.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://maxpolfouchet.com/local/cache-vignettes/L300xH448/les-peuples-nus-c92c0.jpg?1722017341' width='300' height='448' alt='Les peuples nus' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://maxpolfouchet.com/images/stories/Textes/mpf-lespeuplesnus.pdf'&gt;&lt;i&gt;Les Peuples Nus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est un texte sur l'Afrique, sur l'Afrique noire. Elle en est le sujet central, le centre de gravit&#233;, la vraie, la lancinante question. Les &#238;les, Max- Pol Fouchet y fait rel&#226;che, il y respire mieux, sa langue s'y d&#233;lie ; mais c'est l'Afrique qu'il affronte, sa surface opaque et lisse, ce miroir sans tain derri&#232;re lequel on l'observe sans jamais se r&#233;v&#233;ler, et qui ne lui renvoie que le masque grima&#231;ant de ses contradictions, de son impuissance, de ses &#233;lans les plus sinc&#232;res m&#234;me. &#171; Le fardeau de l'Homme Blanc &#187; est bien lourd pour qui a du c&#339;ur, une &#226;me, et de l'amour pour ses fr&#232;res humains. Il y faut bien du courage et de l'humilit&#233;. Car cette Afrique a l'&#226;me par trop chevill&#233;e au corps et au sexe, et son &#233;nergie, sa s&#232;ve, n'y coulent librement que pour alimenter des rivi&#232;res o&#249; nul blanc, jamais, ne se rafra&#238;chira. Chez ce dernier, quoi d'&#233;tonnant, l'attente d&#233;&#231;ue tourne vite au d&#233;pit, puis au m&#233;pris ; le fantasme inassouvi engendre la r&#233;pulsion, l'encha&#238;nement &#233;puisant des id&#233;es abandonne le terrain &#224; la galerie des clich&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Max-Pol Fouchet, mains ouvertes, r&#233;siste courageusement et avec succ&#232;s le plus souvent. Dans cette lutte, sa sinc&#233;rit&#233;, sa sensibilit&#233;, une certaine forme de na&#239;vet&#233; m&#234;me, lui sont ses meilleures armes. Il observe l'Afrique, il parle de l'Afrique, les autres lui en parlent, et parfois... parfois l'Afrique lui parle, et c'est alors tout autre chose, comme une &#238;le, enfin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Max-Pol Fouchet parle de l'Afrique, et des Africains. La d&#233;marche n'est pas celle d'un ethnographe ; il y manque la m&#233;thode qui caract&#233;rise le travail de l'ethnologue et par laquelle il constitue son objet : cet aller-retour entre singularit&#233; et universaux, l'alliance de la mise &#224; distance et de l'immersion lente...&lt;br class='autobr' /&gt;
Son regard n'est pas non plus celui d'un peintre, ce regard qui transmute la r&#233;alit&#233; en une image toute subjective, un objet inali&#233;nable, tout entier referm&#233; sur lui-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce serait plut&#244;t, pour ce qui touche au regard, celui du photographe, mais nous y reviendrons, car celui-l&#224; accompagne un journaliste (il y a en effet du journaliste dans cette chronique), et les deux ne disent pas, pour le moins, les m&#234;mes choses.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'abord et le plus souvent, (mais pas pour l'essentiel me semble-t-il) le texte d'un intellectuel, d'un intellectuel de son temps, trop couvert pour la saison et trop ouvert, trop confiant pour se prot&#233;ger. Homme de culture, de sa culture, habit&#233; peut-&#234;tre encore par la figure de l'&#233;crivain voyageur, mais d&#233;j&#224; happ&#233; par les clich&#233;s d'un modernisme qui s'&#233;corche aux asp&#233;rit&#233;s que lui oppose l'indolence des r&#233;alit&#233;s, et qui s'en irrite. Et si parfois les mots d&#233;rapent, si les clich&#233;s choquent, c'est que le contexte, les conditions du voyage, la curiosit&#233; m&#234;me transforment insidieusement l'&#233;crivain en homme blanc, le moulent, (on dirait aujourd'hui le &#171; formatent &#187;), et lui interdisent toute autre posture. Max-Pol est blanc, blanc parmi les blancs, il le sait et, parfois, il enrage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Max-Pol Fouchet dit une Afrique en train de se faire (mais avec qui ? avec quoi ?) et de se d&#233;faire (de s'oublier, de se figer dans la caricature), et il la montre, cette Afrique en g&#233;sine en m&#234;me temps qu'agonisante, avec le sentiment inconfortable d'&#234;tre simultan&#233;ment du &#171; bon &#187; et du &#171; mauvais &#187; c&#244;t&#233; de la barri&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre voyageur s'oppresse souvent lui-m&#234;me &#224; vouloir tout voir, tout enregistrer et sur trop de registres diff&#233;rents ; &#224; vouloir aussi tout restituer, id&#233;es et discours, images et sensations. Mais, dans cette restitution, la fid&#233;lit&#233; des discours porte moins, il me semble, que celle des images. C'est par elles qu'ont &#233;t&#233; imprim&#233;es les plus belles pages. Revoil&#224; donc la photographie, une photographie l&#233;gend&#233;e, avec la po&#233;sie pour l&#233;gende. Ces pages l&#224; sont des moments de v&#233;rit&#233;, car les visions qui les inspirent lib&#232;rent enfin les mots qui refl&#232;tent sans alt&#233;rer, sans disjoindre ; elles imposent &#224; la conscience du voyageur l'&#233;nigme d'une beaut&#233; &#224; laquelle aucun d&#233;sir d'explication ne fait plus obstacle. L'intellectuel est souvent trop habill&#233;, de blanc, le po&#232;te n'est pas noir certes, mais il est nu. Il ne sait pas, ne veut plus savoir, s'abandonne &#224; cette soudaine et intemporelle harmonie o&#249; toute contradiction se d&#233;noue, et dans laquelle l'Afrique insondable, soudain tendre, retrouve ses enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'ils puissent &#234;tre aim&#233;s sans &#234;tre absolument oblig&#233;s d'en &#234;tre dignes, voil&#224; ce que l'humaniste doit au regard du po&#232;te. On comprendra mieux &#224; cet &#233;gard la nostalgie qui accompagne le retour vers l'Europe : Nous, europ&#233;ens, ne savons pas aimer sans comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Christian BAQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href='https://maxpolfouchet.com/images/stories/Textes/mpf-lespeuplesnus.pdf'&gt;T&#233;l&#233;chargez le texte int&#233;gral des Peuples Nus&lt;/a&gt; - &lt;a href='https://maxpolfouchet.com/images/stories/Textes/peuplesnuspresentation.pdf'&gt;T&#233;l&#233;chargez la pr&#233;sentation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Prise de Barcelone</title>
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		<dc:date>2008-12-02T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marianne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce po&#232;me, &#233;crit le 14 janvier 1939, lorsque Barcelone fut prise par les militaires franquistes, je le d&#233;die aujourd'hui &#224; ceux qui subissent, dans une guerre aussi injuste, la torture en Alg&#233;rie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Max-Pol FOUCHET (1961) &lt;br class='autobr' /&gt; 1 Rameaux d'amandiers bris&#233;s dans la nuit par des maraudeurs dans les jardins fruitiers toutes fleurs tomb&#233;es au pied du vase p&#233;tale &#224; p&#233;tale comme les hommes de la libert&#233; devant le mur que vos amandes vol&#233;es soient balles &#224; vos voleurs que la col&#232;re soit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://maxpolfouchet.com/Textes" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce po&#232;me, &#233;crit le 14 janvier 1939, lorsque Barcelone fut prise par les militaires franquistes, je le d&#233;die aujourd'hui &#224; ceux qui subissent, dans une guerre aussi injuste, la torture en Alg&#233;rie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Max-Pol FOUCHET (1961)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; 1&lt;br class='autobr' /&gt;
Rameaux d'amandiers bris&#233;s dans la nuit&lt;br class='autobr' /&gt;
par des maraudeurs dans les jardins fruitiers&lt;br class='autobr' /&gt;
toutes fleurs tomb&#233;es au pied du vase p&#233;tale &#224; p&#233;tale&lt;br class='autobr' /&gt;
comme les hommes de la libert&#233; devant le mur&lt;br class='autobr' /&gt;
que vos amandes vol&#233;es soient balles &#224; vos voleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
que la col&#232;re soit votre fruit&lt;br class='autobr' /&gt;
la col&#232;re la seule col&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Veines vid&#233;es branches assassin&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
Souvenez vous de Dunsinane avancez&lt;br class='autobr' /&gt;
dressez vous en for&#234;t d&#233;sormais vous &#234;tes&lt;br class='autobr' /&gt;
les signes de notre vie&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; notre oubli se jugera le parjure&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; notre m&#233;moire notre dignit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; notre fid&#233;lit&#233; la fiert&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fiert&#233; malgr&#233; rapines&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je pense &#224; toi Pablo&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; toi Sanchez &#224; toi Luis&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; toi qui jouais du clairon&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les coblas du dimanche&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; toi qui &#233;tais txistulari&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les villages du pays basque&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; toi qui chantais mal le cante hondo&lt;br class='autobr' /&gt;
mais sus mourir pour un chant juste&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; toi mon camarade F&#233;nollar&lt;br class='autobr' /&gt;
qui fus mousse sur les balancelles&lt;br class='autobr' /&gt;
et dort maintenant sous la neige des Asturies&lt;br class='autobr' /&gt;
F&#233;nollar avec qui j'ai trinqu&#233; j'ai bu&lt;br class='autobr' /&gt;
l'anisette sur le zinc et partag&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
les filles du mauvais quartier&lt;br class='autobr' /&gt;
Sardane des hommes libres&lt;br class='autobr' /&gt;
floraison des amandiers&lt;br class='autobr' /&gt;
qui croit vous interrompre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous reprenez sur la plage&lt;br class='autobr' /&gt;
vous renaissez dans les vergers&lt;br class='autobr' /&gt;
les filles l&#232;vent les bras au soleil&lt;br class='autobr' /&gt;
les &#233;corces s'emplissent de lait dur&lt;br class='autobr' /&gt;
vous m&#251;rissez fleurs tu&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
des chants plus hauts&lt;br class='autobr' /&gt;
des gestes plus forts&lt;br class='autobr' /&gt;
une l&#233;gende neuve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une larme&lt;br class='autobr' /&gt;
La col&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2&lt;br class='autobr' /&gt;
La col&#232;re celle qui a&lt;br class='autobr' /&gt;
beau visage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q'un frisson prenne les maraudeurs&lt;br class='autobr' /&gt;
leur rebrousse le poil comme vieux loups&lt;br class='autobr' /&gt;
sous l'attaque soudaine du gel pur&lt;br class='autobr' /&gt;
nous ne sommes pas du flanc des gendarmes&lt;br class='autobr' /&gt;
la justice nous la demandons aux saisons&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'un frisson les prenne les tueurs&lt;br class='autobr' /&gt;
aux agneaux m&#234;mes il n'est plus de laine&lt;br class='autobr' /&gt;
l'averse vient ils seront nus&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils sentent sous leurs bottes le sol trembler&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils d&#233;talent comme li&#232;vres devant le tremblement&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils voient la terre de d&#233;go&#251;t se d&#233;rober&lt;br class='autobr' /&gt;
pourrissent leurs &#233;perons sans &#233;toiles&lt;br class='autobr' /&gt;
car se dressent des javelles de fer&lt;br class='autobr' /&gt;
l'hiver sera muscle l'automne grappe&lt;br class='autobr' /&gt;
le printemps feuille l'&#233;t&#233; bl&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arbre a plus de vergues&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'un voilier&lt;br class='autobr' /&gt;
plus de potences qu'un charnier&lt;br class='autobr' /&gt;
et l'homme a pour bras&lt;br class='autobr' /&gt;
la for&#234;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3&lt;br class='autobr' /&gt;
Col&#232;re toi qui es&lt;br class='autobr' /&gt;
justice chaude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ton m&#251;rissement &#233;chappe&lt;br class='autobr' /&gt;
le ciel n'est-ce pas reconna&#238;tra les siens&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; ceux qui se remontent le coeur d'un pater&lt;br class='autobr' /&gt;
aux b&#233;nisseurs de soupe dans la paix conjugale&lt;br class='autobr' /&gt;
aux joueurs de manille qui parlent d'offensive&lt;br class='autobr' /&gt;
la fesse cal&#233;e sur la moleskine la main &#224; la poche&lt;br class='autobr' /&gt;
le pourboire pr&#234;t pour le valet qui attend&lt;br class='autobr' /&gt;
la bonne conscience en place de conscience&lt;br class='autobr' /&gt;
quand ils donnent leur obole &#244; bol de crasse&lt;br class='autobr' /&gt;
au mendiant sous le porche&lt;br class='autobr' /&gt;
des oranges le dimanche&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les pauvres de l'hospice&lt;br class='autobr' /&gt;
le dimanche seulement le jour du Seigneur&lt;br class='autobr' /&gt;
aux po&#232;tes qui font cocorico &#224; chaque po&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
comme moi tout comme moi&lt;br class='autobr' /&gt;
je n'&#233;chappe pas &#224; mes satisfactions&lt;br class='autobr' /&gt;
je ne r&#226;le pas en vain &#224; la lune comme un cerf&lt;br class='autobr' /&gt;
je ne prends pas mon tour parmi ceux qui pi&#233;tinent&lt;br class='autobr' /&gt;
les soirs de paie aux lupanars des faubourgs&lt;br class='autobr' /&gt;
On n'est pas des requins&lt;br class='autobr' /&gt;
On est des hommes&lt;br class='autobr' /&gt;
les enfants d'Espagne crev&#233;s ne sont pas les n&#244;tres &lt;br class='autobr' /&gt;
nous avons des m&#233;decins pour nos tuberculoses&lt;br class='autobr' /&gt;
si le Chinois accroche sa peau au barbel&#233; japonais&lt;br class='autobr' /&gt;
nous ne sentons rien ce n'est pas notre peau&lt;br class='autobr' /&gt;
nous sommes les Blancs la race sup&#233;rieure&lt;br class='autobr' /&gt;
les inventeurs de la mitrailleuse&lt;br class='autobr' /&gt;
on est des hommes&lt;br class='autobr' /&gt;
non des requins&lt;br class='autobr' /&gt;
mais le regret de ne l'&#234;tre pas&lt;br class='autobr' /&gt;
loyal requin parce que vrai requin&lt;br class='autobr' /&gt;
qui se sait requin fait son m&#233;tier de requin&lt;br class='autobr' /&gt;
en pleine eau sans jouer l'ange&lt;br class='autobr' /&gt;
requin tout court&lt;br class='autobr' /&gt;
requin tout net&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barcelone&lt;br class='autobr' /&gt;
Barcelone inoubliable&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ai-je fait pour toi&lt;br class='autobr' /&gt;
sinon &#233;crire ma haine mon amour&lt;br class='autobr' /&gt;
ma haine de ceux-ci&lt;br class='autobr' /&gt;
mon amour de ceux-l&#224;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dure amande&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;publique de la douleur&lt;br class='autobr' /&gt;
je n'ai rien fait sinon&lt;br class='autobr' /&gt;
serrer le poing&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de ce qui vient&lt;br class='autobr' /&gt;
de ce qui est s&#251;r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pardon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://maxpolfouchet.com/images/stories/Textes/poemempf-prisedebarcelone.pdf'&gt;T&#233;l&#233;chargez le po&#232;me&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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