L’appel
du voyage
Je sacrifierai l’imprimé à l’impression. Quelques années après la mort de son père, Max-Pol décide de rompre avec le milieu familial et de partager la vie des prolétaires : « je porterai le bleu » disait-il. Il fut d’abord peintre en bâtiment avant de s’embarquer comme mousse sur un cargo reliant Alger au Havre : « le Monique-Schiaffino ». Il a alors dix-neuf ans. Ce premier départ n’est pas une fuite, mais un véritable retour aux sources, à ses sources dans (…)
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L’appel du voyage
Pour l’explorateur, qui collectionna tout au long de ses voyages des signes de l’existence de l’homme, qu’il nous tendait tel un miroir.
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L’arrêt et le départ
27 avril 2007, par Marianne -
L’Homme comme boussole
26 avril 2007, par MarianneL’appel
du voyage
Je ne conçois aucunement le voyage comme une agréable marelle dont les cases porteraient des noms de villes, de pays. Je ne suis pas un touriste, sauf si l’on entend ce mot dans l’acception des Mémoires d’un touriste, où l’on voit Stendhal s’intéresser aussi bien aux « bouille-à-baisse » de Marseille qu’aux problèmes politiques, et chercher partout, comme il dit, les silences qui font qu’on entend son âme ! Ses Mémoires sont de la mémoire, et ils en ont, à (…) -
La souffrance du retour
25 avril 2007, par MarianneL’appel
du voyage
L’Afrique, la source C’est encore à Fort-Archambault que je vis pour la première fois, des femmes noires qui étaient belles. Elles avançaient, en file indienne, une jarre en équilibre sur la tête. Quand nous les croisâmes, elles s’arrêtèrent, de leurs bras levés assurèrent, maintinrent leur faix. Des Saras. Nullement déformées, les seins hauts, les cheveux en nattes serrées, drapées de la ceinture aux chevilles. Elles demeurèrent ainsi, droites, pendant quelques (…) -
L’âme mexicaine de Max-Pol
24 avril 2007, par MarianneLes fêtes constituent l’unique luxe des paysans mexicains. Ainsi leur sont-elles indispensables. Elles leur permettent de sortir d’eux-mêmes, de se révéler.
Ces jours-là, le silencieux Mexicain crie, chante,
allume des pétards, mange et boit plus que de raison, décharge son pistolet.
Parfois en l’air, parfois contre son frère.
Il décharge, aussi, son âme. Il faut avoir vu ces fêtes de village avec leurs couleurs, leurs danses, leurs bruits, leur gratuité. (…) -
La photographie ou la rencontre furtive
23 avril 2007, par MarianneLa photographie permet de fixer de telles « rencontres », d’en apporter la preuve, du moins si elle est l’art d’un poète. La photographie ou la rencontre furtive. La rencontre furtive est pareille à la véritable image poétique : loin de réunir des termes semblables, elle conjoint des éléments dissemblables, avec un arbitraire qui se transforme en vérité. Elle n’est pas comparaison, mais réintégration. De là viennent son caractère de saisissement, cette force d’évidence qu’elle possède (…)