« L’art n’a pas à se préoccuper de savoir où il va, il va vers son but, de lui-même et simplement, parce qu’il est porté à s’élancer, se déployer… » Nietzsche Qu’un peintre n’offre pas de certitude sur-le-champ du discernable, le voici mal accepté, incompris, souvent moqué, parfois « maudit ». Suspect de bafouer le désir commun, de contrevenir aux lois de sa fonction, il subit le sort des inquiéteurs de tous ordres, du moins jusqu’à l’instant où son oeuvre, enfin déchiffrée, conjurée (…)
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L’appel de l’art
Pour le critique d’art, qui clarifia sans simplifier, qui nous tendit des clés quand il nous dévoilait des serrures, - nous laissant libres de pénétrer leur secret.
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Au-delà des certitudes
21 septembre 2007 -
Sujet, objet, une quête de sens
20 septembre 2007, par MarianneL’appel
de l’art
Dessins de Helman Les peintres d’autrefois, a-t-on dit, commençaient par le sens, et lui trouvaient des signes. Aujourd’hui, la démarche s’est inversée. Les nouveaux peintres commencent par des signes, auxquels il reste à trouver un sens.
Sujet, objet, une quête de sens Au XIXe siècle, le sujet ne meurt pas, mais il est durement frappé (…). Loin de retrouver sa place ancienne, d’être le mobile premier de l’œuvre, il apparaît seulement comme un (…) -
Vaincre la force de l’indifférence
19 septembre 2007, par MarianneL’appel
de l’art
Wifredo LAM
Figure (1955) - Huile sur toile
130 cm x 100 cm
L’homme souhaite de l’art qu’il satisfasse son besoin de certitude. Comment l’art d’aujourd’hui y répondrait-il ? A l’exception de quelques grandes œuvres, il est davantage coutumier de l’interrogation. Il se questionne lui-même, parfois jusqu’à se nier. Il questionne le monde et le destin. En cela, faut-il le préciser ? – il est l’image de notre époque.
Vaincre la force de (…) -
Le musée imaginaire de Max-Pol Fouchet
18 septembre 2007, par MarianneL’appel
de l’art Il m’aura fallu longtemps, je l’avoue, pour découvrir que certaines œuvres, je les admirais, mais ne les aimais pas vraiment, et qu’avec l’âge mon admiration pour elles se continuait sans que s’accrût mon affection. Ce n’était pas condamner ces œuvres. S’il y avait jugement, il était tout à leur gloire. En revanche, je me jugeais, m’approchais davantage de moi-même par ce départ entre l’admiration et – quel mot employer ? « aimable » prêterait aux faux sens, disons (…) -
Le Musée imaginaire - suite
17 septembre 2007, par MarianneL’appel
de l’art
Au moment de songer à mon musée imaginaire, l’inquiétude me vient de commettre un semblable délit. Non, je n’ai plus de passion pour de laides images, elles n’entreront pas dans mon anthologie, qu’on se rassure – mais ne voit-on pas des assemblages de papiers et d’objets de ce genre, mêlés à des chefs-d’œuvre romantiques et gothiques, dans l’un des plus étranges musées d’Europe, le merveilleux Museo Marès de Barcelone ? Je crains de souhaiter la réunion d’œuvres (…)