ce qui en nous, est
C’est beau
D’avoir tous ces mots
Qui bougent dans la tête.
Supervielle
Nous sommes comme ces bateaux qui, après de nombreux voyages, sont obligés d’entrer dans les bassins de radoub parce que leur coque est couverte de patelles, d’algues, de coquilles diverses, qui freinent leur marche. On les récure comme des os. On les décape ; Ils peuvent reprendre la mer…L’exercice poétique, dans toute sa rigueur, est semblable à la mise en radoub. Il faut se (…)
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L’appel de la poésie
Pour l’écrivain qui choisit la poésie, unique langage de vérité, comme moyen privilégié d’atteindre l’homme.
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Un être se dénude, s’avoue
7 septembre 2007, par Marianne -
Le blé du désert
6 septembre 2007, par MarianneL’appel
de la poésie ce qui reste de la flamme
La poésie écrite est ce qui reste de la poésie vécue, un peu comme la braise est ce qui reste de la flamme.
Fontaines de mes Jours –Stock –1979
Le blé du désert Où donc les ai-je vues ces dernières braises ?
Le soleil vous glaçait seuls témoins du songe
De ses os le jour couvrait le dernier des feux
Elles se taisaient venait le tour des cigales
Des nomades maigres de sel et de (…) -
Révolution et révélation
5 septembre 2007, par MarianneL’appel
de la poésie révolution et révélation
Je vais te dire pourquoi je souhaiterais la poésie omniprésente, et pourquoi elle peut être le moyen de connaître l’homme. Qu’elle résulte d’une volonté d’atteindre l’intérieur, ou qu’elle y soit située dès le départ, elle est un abandon des structures superficielles – autrement dit : des mensonges, des fausses apparences, des simulacres. L’exercice de la poésie tend à nous faire rejoindre une part intacte de (…) -
La prise de Barcelone
4 septembre 2007, par MarianneCombat et engagement
Poème illustré et calligraphié par le peintre Jean Bertholle (1909-1996)
Ce poème écrit le 14 janvier 1939, lorsque Barcelone fut prise par les militaires franquistes, fut dédié ensuite à ceux qui subirent, dans une guerre injuste, la torture en Algérie.
Révolution et révélation
La souffrance du retour
Octobre 1941 -
Octobre 1941
3 septembre 2007, par MarianneL’appel
de la poésie l’écouter
Max-Pol et sa femme Jeanne Ghirardi
Jeanne Ghirardi à Alger dans le Bureau de Fontaine Cette poésie accueille le vieux fatum, l’anankê, le destin l’habille de métaphores et d’allégories, ou le laisse nu sur les aires du tragique, battues de vent, brûlées de lumières, dévorées de nuit, c’est selon. Nous avons, nous, à l’y chercher, le découvrir, l’écouter. Nous lisons des livres, mais rarement le destin. Faut-il dire hélas ou tant mieux ? (…) -
Prémonition
2 septembre 2007, par MarianneL’appel
de la poésie prémonition
Jeanne Ghirardi, devenue son épouse le 13 juillet 1940, disparaît le 6 janvier 1942 dans le naufrage du paquebot « Lamoricière » à destination de la France, où elle allait préparer l’agrégation de lettres. La poésie détenait le message de la mort de Jeanne. Les mêmes thèmes revenaient sans cesse sous la plume de Max-Pol sans qu’il puisse rien y faire : la mer, l’amour, la mort, le naufrage... Il était « agi »-la poésie était prémonition. (…) -
Diriger une revue
1er septembre 2007, par MarianneL’appel
de la poésie Fontaine : oeuvre d’éditeur
La résistance, que je souhaitais que Fontaine exprimât, c’était l’éternelle résistance de l’homme contre la tyrannie, sa révolte fondamentale, non chronologique somme toute, contre le mal. Ainsi, pensais-je, la poésie gagnerait son éternité, les hommes de mon temps, l’entendraient tel un chant de liberté aussi bien que les hommes futurs, puisque le même combat recommence sans cesse et que la semence du dragon demeure. (…) -
Exercice spirituel
31 août 2007, par MarianneL’appel
de la poésie Comme exercice spirituel
La revue « Fontaine » fit paraître en avril 1942 un numéro spécial : « De la poésie comme exercice spirituelle » réédité depuis en 1979 aux Editions Saint-Germain des Près – Le Cherche Midi.
« Celui qui désire connaître les profondeurs de l’esprit, ou, si l’on veut, la spiritualité de l’être, commence par entrer en soi-même. Et c’est aussi dans l’intériorité de la vie, de la pensée, de la conscience, qu’il rencontre la (…) -
La maison de Vézelay
30 août 2007, par MarianneL’appel
de la poésie Vézelay, une source
A Vézelay, j’ai placé mon bureau de telle façon que je ne puisse voir, lorsque j’y travaille, qu’une mince ligne d’horizon et l’immensité de ciel. Le paysage, du haut de la colline de Vézelay, est l’un des plus beaux et des plus vastes de France. Mais je vis bien plus avec et dans son ciel, avec cet espace de silence que corbeaux et corneilles coupent de leurs ailes comme avec des ciseaux. Tourné vers l’ouest, sans quitter ma table, (…)